En voulant inscrire dans notre Constitution la déchéance de nationalité des binationaux nés français, notre gouvernement en fait des citoyens de seconde classe parce qu'ils sont nés de parents étrangers et il donne raison à Daech qui cherche à nous diviser.


Ne nous y trompons pas, cette mesure n'aurait aucun bénéfice dans la nécessaire lutte contre le terrorisme - le premier ministre l'a lui même avoué. Il ne s'agit que d'un sinistre calcul politique visant à affaiblir le camp adverse à des vues électorales, aux antipodes de l'intérêt général.

Pire, en reprenant une proposition forte du FN, le pouvoir accrédite les thèses de l'extrême droite, et fait sienne la théorie selon laquelle nos maux, quels qu'ils soient, nous viennent de l'étranger, et supposent de chasser l'étranger qui est en nous.

Il est écrit dans la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 que nous naissons libres et égaux en droits, égaux devant la Justice, sans différence de traitement ni de peines. Mais en inscrivant dans la constitution une peine réservée à une catégorie de français, les bi-nationaux, l'État s'apprête à bafouer la notion même d'égalité.


Le vote est prévu au Parlement dans très peu de temps et le gouvernement compte ses soutiens, qui sont encore loin de faire l'unanimité.

Alors aujourd'hui plus que jamais, les parlementaires qui y sont opposés, et les indécis ont besoin d'entendre la voix de tous ceux qui n'en veulent pas.
Signez cette pétition et faites la signer à vos proches. Le temps presse !



Sources :

« L'ultime rupture » - Médiapart - 24 décembre 2015

« Déchéance de nationalité : une extension à réactions » - Libération - 25 décembre 2015

« Déchéance de la nationalité : Encore un bel exemple de la nullité de notre classe politique » - Agoravox - 26 décembre 2015

« Déchéance de nationalité : entre Hollande et la gauche, c'est le divorce » - Le Parisien - 25 décembre 2015